Je me promenais à deux heures, en plein soleil, dans mon parterre de rosiers... dans l'allée des rosiers d'automne qui commencent à fleurir.Comme je m'arrêtais à regarder un géant des batailles, qui portait trois fleurs magnifiques, je vis, je vis distinctement, tout près de moi, la tige d'une de ces roses se plier, comme si une main invisible l'eût tordue, puis se casser, comme si cette main l'eût cueillie ! Puis la fleur s'éleva, suivant une courbe qu'aurait décrite un bras en la portant vers une bouche, et elle resta suspendue dans l'air transparent, toute seule, immobile, effrayante tache rouge à trois pas de mes yeux.Éperdu, je me jetai sur elle pour la saisir ! Je ne trouvai rien ; elle avait disparu. Alors je fus pris d'une colère furieuse contre moi-même ; car il n'est pas permis à un homme raisonnable et sérieux d'avoir de pareilles hallucinations.Mais était-ce bien une hallucination ? Je me retournai pour chercher la tige, et je la retrouvai immédiatement sur l'arbuste, fraîchement brisée entre les deux autres roses demeurées à la branche.
* Pas de photos du jardin, toujours en jachère, mais une belle rétrospective des films de Kazan... Sur les quais, Baby doll ! Il m'en reste encore à découvrir. Une scène de Sur les quais avec Brando, première fois que je le vois jouer - et quel plaisir.
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Emprunt aux artistes suisses Peter Fischli et David Weiss. C'est le titre de l'exposition rétrospective qui leur a été consacrée au Musée d'Art moderne de Paris en 2007. Une exposition qui ne m'a pas laissée indifférente... Evidemment, la série Fleurs, Champignons, le film Le cours des choses (dont j'ai inséré ici un extrait) et la projection Questions.